Canada : Des opportunités offertes aux populations francophones de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale de travailler dans les provinces québécoises qui font face à une pénurie en ressources humaines.

Publié le 09/03/2020

Une conférence de presse a été animée, le jeudi 5 mars 2020, par deux structures pour donner l’opportunité aux populations francophones de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale de travailler dans les provinces québécoises qui font face à une pénurie en ressources humaines.

Incroyable, mais vrai. Alors que foisonnent sous nos tropiques des personnes qualifiées en quête d’emploi, au Québec, « Il y a des entreprises qui ferment par manquent de ressources humaines ». Cette révélation a été faite, par Adama Bamba, directeur général de Conseils Top Managers d’Afrique (CTMA), lors de la conférence de presse qu’il a coanimée, le jeudi 5 mars 2020, au Plateau, avec Me Marc Vaillancourt du cabinet VR.

« On parle de 150 000 de travailleurs en termes de besoins dans tous les domaines. Les dossiers qu’on fait, c’est pour les travailleurs. Au Québec, on cherche des travailleurs temporaires qui parlent français, parce qu’on veut protéger notre langue française. On n’a pas de relève et le Québec n’offre pas beaucoup de natalité. On a donc un besoin important de travailleurs », a laissé entendre Me Marc Vaillancourt.

A en croire Adama Bamba, un programme de recrutement-immigration dénommé Canada Emploi Afrique a été mis en place pour satisfaire les besoins des entreprises québécoises en recrutant du personnel en Afrique francophone. « A commencer par la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique francophone, Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale. Et dans ce cadre-là, on a signé un contrat de prestation avec le cabinet Vaillancourt Riou. Et il est bon de mettre cette information à la disposition du grand public », a-t-il souligné.

Il a laissé entendre que les besoins sont d’abord exprimés par les entreprises avec une description précise du besoin, avant que sa structure ne publie ces besoins. « Nous publions ces offres sur notre site qui est « Canada emploi Afrique » et nous donnons un délai. Lorsque la personne fait acte de candidature, elle remplit une fiche et joint son Cv. C’est ce qui est dans nos bases et c’est sur cette base que nous faisons la présélection en mettant en rapport les compétences et le domaine de formation du candidat avec le besoin de l’entreprise », a-t-il dit avant de poursuivre : « Une fois que nous faisons la présélection, nous faisons un pré-entretien avec l’employeur pour aboutir à une liste de personnes données. Après cet entretien d’embauche, on se retrouve avec une liste de gens qui répondent aux besoins. Ensuite, il y a la visite médicale dans des cliniques qui sont agrées par l’ambassade du Canada ».

C’est après toutes ces étapes que les résultats des individus qui satisfont aux conditions de bonne santé sont publiés, avant de passer à l’étape du contrat entre l’employé et l’employeur. « Nous ne pourrons pas satisfaire tous les besoins du Québec. Mais si nous arrivons à faire 5 mille par an, c’est déjà bon. Pour faire acte de candidature, être recruté, vous n’avez rien à payer. On ne vous demandera jamais de frais de dossiers. On ne va jamais rien vous demander », a précisé Adama Bamba.

Intervenant à la suite de M. Adama Bamba, Me Marc Vaillancourt a précisé que la suite des démarches sera faite avec l’appui de son entreprise qui devra aider le candidat dans l’obtention du certificat d’acception au Québec, du permis de travail. Le cabinet l’assistera également jusqu’à sa prise de service dans l’entreprise québécoise en passant par l’obtention du visa et son logement. « Notre mission n’est pas de combler toutes les demandes d’emploi qu’il y a au Québec. Parce qu’il y a une pénurie importante. Nous représentons des employeurs qui ont des besoins. Dans ces besoins, nous recrutons avec l’équipe de M. Bamba des gens qui peuvent venir combler ce besoin. On va éliminer toutes les demandes qui vont toucher à toute autre chose qui ne sont pas dans l’emploi », a-t-il averti.

Présent à cette cérémonie, Vladimir Budker, chef d’entreprise du Québec, a expliqué que ses activités commerciales touchent plusieurs domaines dont l’usinage, la transformation, la technologie.... « Les Ivoiriens ont beaucoup de volonté de travailler…On sera très content de les voir venir travailler au Canada ».

Adolphe Angoua